Pourquoi le 40 mm est devenu mon œil préféré

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Le 40 mm se tient dans cet entre-deux subtil où le monde apparaît à la fois proche et respirant.
Il ne déforme pas, il ne coupe pas... il respecte.
C’est une focale qui invite à marcher, à se rapprocher, à trouver la bonne distance… celle qui révèle sans diriger le regard.

 



Le 40 mm occupe une place singulière dans le monde de la photographie.
Ni grand-angle, ni téléobjectif. :
  • Le grand angle (ex: le 24mm) ouvre plus large, capte davantage de contexte, mais impose une légère distorsion dans les lignes et les proportions.
  • Le téléobjectif (ex: 85mm) resserre le cadre, adoucit les perspectives et isole le sujet, offrant un rendu intime et harmonieux tout en effaçant presque totalement l’arrière-plan.

Le 40 mm, lui, est un point d’équilibre :
  • Perspective naturelle : il restitue les proportions avec fidélité, sans exagérer ni aplatir les distances.
  • Souplesse : assez large pour raconter un environnement, assez proche pour capter une présence intime.
  • Neutralité expressive : il ne s’impose pas au regard, il laisse place au sujet et à l’émotion.

Dans mon langage photographique, ce choix est loin d’être anodin.
Le 40 mm me permet d’être au cœur de la scène sans intrusion, de saisir les traces, les silences, les dialogues invisibles qui m’intéressent, tout en conservant la justesse de l’instant.
Il incarne ma volonté de respecter la réalité tout en lui donnant une légère respiration poétique.

En somme, le 40 mm devient pour moi un prolongement du regard, un outil qui ne se contente pas de montrer, mais qui invite à ressentir... exactement comme mon intention avec Rue 44.






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